mercredi, janvier 17, 2001

Premières armes en Tunisie 2001

Pour notre premier raid en Tunisie, nous avions choisi de voyager en compagnie d'un groupe de 20 véhicules 4x4 encadrés par Laurent Roy de l'organisation Globetrotter.
L'itinéraire était on ne peut plus classiques: Tunis-Kairouan-Matmata-Douz-Ksar Ghilane - erg oriental et retour.
Voici quelques clichés de cette première approche...
Pour un livre de bord plus complet voir les pages suivantes



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lundi, janvier 01, 2001

La route du Rhône à vélo

Trois itinéraires documentés:


en VTT à travers les montagnes

Du léman à la mer

Suza-Menton

En ville de Susa vous suivrez la direction Monginevro, ensuite vous traverserez Chiomonte et vous découvrirez le superbe et imposant château d’EXILLES(Vauban est encore passé par là). Trois kilomètres plus loin, il vous faudra prendre sur votre droite une petite route jusqu’à MONCELLIER. A la hauteur de la chapelle le goudron s’effacera pour devenir piste…

Cette charmante piste pittoresque vous mènera à proximité du Mont Jafferau (2801 m). Pour cela vous faudra traverser un tunnel assez particulier paraît-il. Après le passage dans ce tunnel étroit et long de 900 m, la grimpette continue , le spectacle est magnifique, encore un décor à vous couper le souffle. !! On prend l’air, on respire, on admire, on rêve…une pure merveille pour les mirettes, un dernier cliché.. et il faut redescendre dans la vallée de la DORA… (en reco ce parcours Michel l’adora !)

Une journée italienne

Le petit déjeuner pris, vous quittez l’hôtel de l’Europe pour rejoindre la route de Susa et prendre le départ de cette troisième étape.

A peine sortie de la station, vous prenez à droite, en passant sous la voie ferrée et en suivant la direction du Fort BRAMAFAM.

Aussitôt après le pont, la piste est là qui vous attend, une montée avec un nombre impressionnant d’épingles, toutes aussi serrées les unes que les autres.

Ceux qui ont un rayon de braquage un peu long sont (presque) à plaindre ! Le pire c’est qu’il en sera ainsi jusqu’ au Col COLOMION (2054 m).

Passé le col ce sera la descente bien évidemment avec quelques lacets, mais je vous rassure, bien moins que lors de l’ascension !

Au village de PUYS c’est une petite route, étroite et sinueuse comme bien souvent par ici, qui vous déposera à BEAULARD. En passant à nouveau sous la voie ferrée vous retrouverez la nationale S24 que vous emprunterez pendant quelques kilomètres en direction d’ OULX. (suivre les panneaux bleus). Prenez garde car en Italie les nationales sont en bleu et les autoroutes en vert, le contraire de la France, c’est çà l’Europe.. !!

Après OULX, par la route vous grimperez vers SAUZE D’OULX (1509 m), station de ski italienne mieux connue depuis les Jeux Olympiques de cet hiver. C’est sur ce site qu’eurent lieu les épreuves de ski acrobatique (saut et bosses).

Dans SAUZE d’OULX vous prendrez la direction de SPORTINIA. Après une montée sinueuse, dans un virage, se trouve le départ de la piste qui va vous mener à cette petite mais très agréable station.

Le long de cette montée et surtout autour de SPORTINIA il y a une forte concentration de promeneurs, comme cette piste est poussiéreuse par temps sec, roulez lentement, soyez respectueux des autres.

Passé SPORTINIA et ses bars d’altitude, continuez à allure modérée sur cette belle piste en admirant le paysages. Un petit arrêt à la chapelle est conseillé, le panorama est sublime. En regardant bien, si le temps est clair bien sûr, vous pourrez apercevoir la piste qui grimpe vers le Mont Jaffereau, celle que vous avez gravi hier après midi.. !!

Vous voilà à Colle BASSET (2424 m). En face, tout en bas c’est (!) Sestrières. Mais pour vous c’est à gauche qu’il faut prendre. A partir d’ici vous allez circuler sur une piste d’altitude, une piste sauvage et splendide, accrochée à flanc de montagne, toujours à plus de 2000 m d’altitude et çà pendant plus de 30 km…. Jeu de pistes vous allez me dire ? Oui, si l’on veut mais sûrement pas un amusement, regardez où vous mettez les roues et gardez toujours un œil sur la piste et si vous voulez admirer les paysage somptueux qui vous entourent, un conseil : arrêtez-vous… !

Ces pistes toutes aussi impressionnantes et vertigineuses les unes que les autres, vous conduiront presque à travers ciel, de col en col, ( le colle Bourget « 2299m », le Mont Genevris « 2536m », le colle Blégier « 2381m », le colle Lausson « 2397m », le colle delle Assietta « 2472m », jusqu’à Pian dell’Alpe proche du col « della Finestre ». .

De là, en passant prés du Fort Serre Marie vous amorcerez la descente sur la vallée de la T. Chisone. Vous admirerez au passage les impressionnantes fortifications de Fenestrelle. Parvenus sur la nationale au village de DEPOT, remontez la vallée en direction de SESTRIERES.

Dans SESTRIERES, site des derniers Jeux Olympique d’hiver, vous virerez à gauche direction GRANGESISES. Après une petite boucle dans la vallée de l’Argentera vous rejoindrez BOUSSON pour entamer l’ascension vers les paysages fabuleux du Lago Néro et du colle Bercia, une piste boisée vous mènera à la découverte de petites stations de ski italiennes ( Sagna-Longua, Claviéres ) avant de rejoindre la France et la station deMONTGENEVRE (1850m), l'un des tous premiers centres de sports d'hiver français...avec en 1907 le 1er concours de ski international, sous le second empire

Vous emprunterez ensuite le chemin du facteur pour rejoindre la localité chargée d’histoire qu’est BRIANCON. La « Cité Vauban », surnom donné à l’agglomération de BRIANCON est également la ville la plus élevée d’Europe (1326 m),. Nous nous retrouverons d’ailleurs à l’hôtel VAUBAN… lui aussi, certainement chargé d’histoire…

Ouf! , pour aujourd’hui vous pouvez respirer, d’autant plus que BRIANCON est une ville climatique qui est un des hauts-lieux de traitement des maladies respiratoires.. !

Ce matin le beau temps devrait être avec nous. En effet, d’après la pub, à BRIANCON, il y a 300 jours de soleil par an. !

On quitte donc la ville militaire fortifiée, labellisée « Villes et Pays d’Art et d’Histoire », située entre le Parc National des Ecrins et le Parc Régional du Queyras. On laisse derrière nous la ville-haute et sa forteresse Vauban pour continuer notre périple en longeant la Durance.

Où tu vas Louise ? : « je suis la Gyronde » !!

A quelques kilomètres, on quitte la vallée, une belle piste forestière va nous mener par Ratière jusqu’à Les Vigneaux. Nous traversons La Gyronde(non, rien à voir avec le Bordeaux du casse-croûte). C’est un torrent, constitué par les eaux de la Gyr et de l’Onde qui eux dévalent depuis des glaciers à plus de 3000m, qui forme la vallée de la Vallouyse. En face, la route de la station de Puy St Vincent, mais c’est encore une piste forestière qui nous attend pour rejoindre le col de la Pousterle (1763m) et redescendre ensuite dans le vallon du Fournel.

Une petite route va nous mener jusqu’à L’ARGENTIERE LA BESSEE.

Ici, l’argent y ère, l’A B C….. pour le trouver !!

Située au carrefour de 3 vallées (le Fournel, la Vallouyse et la Durance) cette cité tire son nom des mines qui, au Moyen Age, ont prospéré dans les gorges du torrent du Fournel et fut au 19éme siècle un des plus important centre d’extraction de l’Argent en France. (de nos jours ce sont les percepteurs. !)

Vous verrez, c’est pas long. !

Par une départementale nous longeons la Durance pour atteindre PALLON. Nous remontons la vallée de Freissiniéres et le torrent de Biaysse. Une belle grimpette dans le « Bois de Monsieur » nous mène au col des Combes (1627m). Dans la descente, la piste laisse sa place à une petite route étroite et sinueuse avant de rejoindre une départementale que nous allons suivre jusqu’à St CREPIN et son centre de vol à voile. Nous retrouvons la Durance que nous allons longer jusqu’à MONT DAUPHIN, place forte construite en 1693 par, (devinez qui. !) Vauban bien sûr. Carrefour stratégique majeur au confluent du Guil et de la Durance et au débouché de la vallée du Queyras et du col de Vars.

Ici, nous quittons la vallée de la Durance pour celle du Guil et à GUILLESTRE nous prendrons la direction de RISOUL.

T’as voulu voir Risoul, et tu verras Risoul.. !

Après une montée en épingle vers la station de RISOUL 1850, la piste est à nouveau au rendez-vous, sur des kilomètres, à travers les alpages et à plus de 2000m d’altitude. Nous franchirons le col de Valbelle (2381m) et après le col de la Coche (1791m), ce sera la plongée vers EMBRUN avec des vues magnifiques sur le lac de SERRE-PONCON.

A l’assaut du Parpaillon…

Au pied de cette descente, au lieu dit les Gaillards (oui mes gaillards. !) nous prendrons une superbe piste forestière qui nous fera traverser « la forêt du Meale » pour atteindre le pont du Real, point de départ de la longue ascension vers le col du Parpaillon. Peu à peu, la piste se dégage de l’emprise des forêts, les mélèzes disparaissent et laissent place à la haute montagne pour découvrir les alpages, les rochers et de larges cônes d’éboulis. Le décor devient fabuleux, la piste s’élève grâce à de majestueux lacets puis débouche sur de larges vallons ou se nichent des « cabanes » (du Razis et des Ecuelles). Nous voilà à 2788m devant l’entrée du mythique tunnel du Parpaillon, seul point de passage entre les vallées de la Durance et de l’Ubaye. Ce tunnel, muni de portes en bois, construit en 1901, long de 500m a été creusé dans le roc par les troupes du Génie Militaire de l’Armée des Alpes.

Allumé les feux…. noir c’est noir.. !

Comme Johnny a l’idée ! , pénétrons au cœur de cet ouvrage.

En avant pour la traversée, à l’intérieur, c’est l’obscurité totale, très humide, de l’eau suinte et coule le long des parois, on le franchit lentement, un œil scrutant les « nids de poules » et l’autre fixant le minuscule trou de lumière qui vous indique la sortie. !

Des vallées… la descente.. prudence !!

Sur l’autre versant, quel superbe point de vue, une immensité devant vous, des cascades, des éboulis, des falaises ; Impressionnante cette profondeur, d’autant plus qu’au travers de ce décor on aperçoit, à flanc de montagne, la piste que l’on va emprunter, entre lacets serrés et virage en épingle il faudra être prudent et patient avant d’atteindre le tumultueux torrent qui serpente au fond de la vallée.. !!

La piste se termine devant une chapelle (!), maintenant c’est une petite route goudronnée qui vous mène à la station de Ste Anne la Contamine. Encore une piste, la dernière de la journée et nous voilà dans la vallée de l’UBAYE.

Il ne vous reste plus qu’à suivre la nationale, traverser JAUSIERS et juste avant BARCELONNETTE, prendre la D209 pour rejoindre PRALOUP.

Descente vers la nationale pour traverser BARCELONNETTE prendre la direction de UVERNET-FOURS. A partir de là une route très étroite va vous faire découvrir les magnifiques Gorges du Bachelard jusqu’à LA BAYASSE.

A la sortie du village , une belle piste vous attend, celle qui vous mène au col de la MOUTIERE (2415m) et c’est votre première approche du parc du Mercantour, en face de vous, une nappe d’émeraude dans l'écrin d'un cirque verdoyant. Vous êtes juste en dessous la cime de la Bonette (2802m), la plus haute route d'Europe.

Encore une petite route étroite va vous mener jusqu’à St Dalmas, nous sommes pour un temps en pays de Tinée. Par le col d’Anelle (1739m), une piste enchanteresse va vous conduire vers la vallée du même nom.

De Saint Etienne de Tinée par une incontournable liaison route, vous traverserez Isola et St Sauveur de Tinée. Après la Bollinette, une grimpette, que dis-je, une ascension le mot est de circonstance car en haut, une apparition, sur ton nid d'aigle je te salue MARIE... Après ce merveilleux village féerique au sommet de cette route qui tortille c’est la piste de la Clamia qui prend le relais pour atteindre les pistes (de ski) de La Colmiane. Descente sur le coquet village de Venanson pour rejoindre Saint Martin de Vésubie et Roquebilliere (610m).

L’ancien village, détruit par un premier éboulement en 1564, le fut à nouveau, partiellement en 1926. Le village actuel a été reconstruit sur la rive droite de la Vésubie. Célèbre par sa station thermale, la seule de la Côte d’Azur, Berthemont les Bains pratique la double indication « Rhumatologie et Voies Respiratoires ».

Nous sommes ici dans l’arrière pays niçois, dans le fief du rallye de Monte Carlo. Voilà LA BOLLENE VESUBIE, le village occupant le haut d’un mamelon, à flanc de montagne où, les hautes maisons alpines entassées les unes contre les autres, ceinturées par la route, offrent un magnifique plan ovale de la cité. La Bollene, c’est le départ de la spéciale mythique du col du TURINI (1607m).

La neige au Col du Turini :

S’il y en a pour « le Monte Carlo »

Pour nous, elle sera « en principe ôtée ».. !!

Vous aussi vous allez emprunter, à travers la forêt de Turini, cette route et ses épingles pour arriver jusqu’à ce col légendaire, mais pour vous le « Monte Carlo » s’arrêtera là, car c’est vers le massif de l’Authion que nous nous dirigeons maintenant.

Ce massif est entré dans l’histoire de France après avoir appartenu à celle du Comté de Nice et du Duché de Savoie. Ses pentes ont connu de farouches combats dont les derniers se sont déroulés en avril 1945. Vous apercevrez d’ailleurs, au passage des ruines de casernements et même un char d’assaut, vestiges de cette époque là.

Ici, vous entrez à nouveau dans le Parc National du Mercantour. dans un tel décor le temps passé sur le macadam sera vite oublié... de très longues pistes nous attendent... attention, nous ne sommes ni au Paris-Dakar, ni au rallye de Monte-Carlo... tout doux sous le pied droit.

Après Colla Bassa, par une descente en sous-bois vous rejoindrez la D40 en direction de MAURION et sa chapelle Notre Dame, construite au XVII° siècle après une épidémie de peste.

Juste avant, à main gauche, une piste large et poussiéreuse suit tout d’abord le haut de la vallée du Caïros puis se hisse au-dessus du village avant d’attaquer une montée en lacets qui, comme souvent dans les Alpes, donne dans le « plat de spaghetti » et en haut du col c’est un décor de carte postale qui vous attend.

La route forestière poursuit son ascension et finit par accrocher les prairies d’altitude parsemées de « granges », elle enjambe la vallée de la Céva et le goudron réapparaît juste avant le petit village de BERGUE INFERIEUR (800m), perché sur la corniche au-dessus de la Roya.

Autant vous l’annoncer de suite, toute votre attention sera requise pour aborder l’impressionnant dénivelé plongeant sur la vallée. Vous aurez besoin de vos petits bras musclés car les épingles sont si resserrées que chaque lacet nécessite quasiment une manœuvre et si vous rencontrez un véhicule venant en sens inverse, une marche arrière risque de s’imposer. !

C’est avec soulagement que l’on atterrit au-dessus de FONTAN, village que, pendant la descente, entre deux virages, vous aurez eu, j’espère, la possibilité d’admirer.

Ensuite, il faut remonter la vallée de la Roya par la N204. Ce trajet est agréable car il se faufile dans les splendides gorges de Paganin où des petits malins de talent ont su exploiter les formes des rochers pour les métamorphoser, grâce à la peinture en otarie ou en porc. !

Rendez-vous à TENDE, commune frontalière avec l’Italie, intégrée dans le Parc National du Mercantour et située aux portes de la Vallée de Merveilles. Ce gros bourg est construit en étages à flanc de montagne. Dominé par la tour de l’Horloge et les vestiges du château des Lascaris (Comtes de Tende) cet ancien village italien qui n’est, comme toute cette région d’ailleurs, français que depuis 1947, mêle les influences alpines et méditerranéennes.

Traversez TENDE et suivez la direction de CUNEO. Avant le tunnel prenez l’ancienne route du Col de Tende qui est, paraît-il, l’un des plus impressionnants plat de « spaghettis » des Alpes. Arrivés tout en haut vous pourrez admirer le Fort Central et ses bâtisses qui surplombent la vallée de la Roya et le versant de Limone.

La piste de l’Amitié d’après J.P.STEINER de Passion 4x4

De l’autre coté du col, la piste de l’Amitié prend son véritable élan, elle se glisse sous les téléskis de la station italienne de Limone et se met à escalader la crête pour s’y installer pour un bail, chevauchant la frontière sur des dizaines de kilomètres. D’emblée les décors sont fantastiques, Dieu que c’est beau, sur la gauche en contrebas de petits lacs, bruns et verts qui scintillent.

ON VA ROULER SUR LA LUNE. !!

Au col de la BOÏRA (2102m) le spectacle change du tout au tout, les vastes prairies naturelles et sauvages disparaissent au profit d’un décor lunaire hallucinant. Pas besoin de fumer la moquette pour se croire sur une autre planète !! Les clichés sont d’autant plus fascinants que l’itinéraire se déploie en montées et toboggans incessants, en lacets impressionnants suspendus au-dessus des pics et abîmes vertigineux, longe des rocs démesurés, étalés comme de grandes peaux de crocodile craquelées dont les contours bizarres rappellent les formes de tortues ou d’animaux préhistoriques. La piste de l’Amitié permet de rallier le Col des Seigneurs (2112m) dans un dernier festival de clichés ensorcelants, de parois blafardes de plusieurs de centaines de mètres et de crêtes dentelées.

Le paysage se transforme à nouveau, les sites arides laissent place à une pampa verdoyante et à la forêt. La piste s’élève encore jusqu’à la pointe du Flamagal (2179m). A flanc de versant, elle surplombe un précipice d’une bagatelle de 800m, il est fortement recommandé de ne pas jouer les mariolles !!

Progressivement on sent l’amorce d’une descente qui vous mène au pied du Mont Tanarel (2094m), on grimpe vers le Pas de Tanarel (2045m). En face le Mont SACCAREL(2200m) où est érigé au-dessus d’une falaise de 1000m, la statue du « Redentore ». Prés du monument se trouve une petite chapelle dans laquelle se trouve un livre d’or pour recevoir les témoignages et les messages des randonneurs de passage.

Au Pas de Tanarel c’est une descente pas vertigineuse, mais presque qui vous attend. Cette piste vous fera découvrir un superbe panorama dans lequel vous pourrez apercevoir beaucoup plus bas, le village de La Brigue que vous traverserez tout à l’heure.

Maintenant vous vous dirigez vers Colle Ardente et vous mettez le cap vers la Baisse de Sanson (1694m). Là vous êtes prêts pour le dernier round puisque ce col marque le retour en France. C’est parti pour une descente soutenue qui, par le col Linaire (1440m) déboule dans la poussière et par un enchevêtrement de virolos serrés sur la vallée, en renouant avec les paysages devenus familiers du grand cirque de la Roya. Les derniers lacets vous déposent sur une petite route, vous passez devant le sanctuaire de Notre Dame des Fontaines, une chapelle qui recèle plusieurs fresques retraçant la passion du Christ signées Canavesio et Baleison, deux maîtres piémontais du 15éme siècle.

Sur votre gauche vous apercevrez le très ancien Pont du Coq qui enjambe la Lévensa. Vous êtes à LA BRIGUE, bourg médiéval niché au pied d’un cirque de montagnes. Le village tout entier est une pure merveille et sa visite vous enchantera, à commencer, sur la place, par la Collégiale St Martin, imposante église baroque à la façade peinte en trompe l’œil.

Avec la N204 traversez St DALMAS, FONTAN et à l’entrée de BREIL rejoignez le Col de Brouis. Une piste vous conduira vers Piéne-Haute où vous trouverez la route pour atteindre SOSPEL. En plein cœur de la verdoyante vallée de la Bavéra, SOSPEL fut longtemps une étape importante sur la route royale de Nice à Turin, également dite « route muletière du sel ». On franchissait la Bavéra sur un pont à péage, bâti au 13éme siècle. Ce « pont Vieux » existe toujours, reconstruit en partie après la dernière guerre, il est aujourd’hui occupé par l’Office de Tourisme.

Pour atteindre le Col de Braus vous allez emprunter une trés belle et agréable piste en sous-bois, c’est l’ancienne Route Stratégique du Parais.

La der des ders….

Au col de Braus, on prend la dernière piste du parcours, elle va vous mener vers un village qui jouit d’un site exceptionnel et merveilleux.

Situé dans l’arrière pays de Menton, SAINTE AGNES est un superbe petit bourg médiéval qui détient, avec ses 780m d’altitude, le titre du « village du littoral le plus haut d’Europe ». Cette position stratégique a été exploitée durant la dernière guerre pour assurer la défense de la baie de Menton grâce à un fort militaire, posé face à la mer, qui est une véritable ville souterraine creusée dans le rocher et vous serez étonnés de constater qu’il est conservé dans un excellent état.. Sainte Agnès possède aussi un château fort féodal du XII° siècle qui lui, par contre, est en ruine. ! Depuis son belvédère on a, paraît-il un panorama exceptionnel sur la Côte d’Azur.